Ca y est, "it's over, so over"...
Après 2 ans, je pensais pas que ça aurait une fin, mon arrivée à 9h02 à la BU, ma place à coté du rayon "anatomie", ma chaise en bois qui faisait mal aux fesses, Un bonjour, un sourire, un chignon, une barrette et la journée commençait...
Fini les cours, palpitants ou desespérants de chiantitude, fini Masliah, Vitte, Damsin, Germain, Touitou, Peticlerc, Aurengo, Régina, et tous les autres que je n'ai pas beaucoup vu mais dont les cours ont occupés mes pensées toute l'année.
Plus jamais on ne vivra cette année si particulière, médicale sans l'être, pleine de rigueur mais vide de sthétoscopes, où ECG rime avec "mais qu'est ce que c'est ?"...
"Mais Monsieur, ça voudrait dire que le coeur est dans le poumon ?"
Ce fut fort, ce fut intense, ce fut décourageant, mais ce fut une expérience riche, un changement profond, qui nous aura marqué je pense pour le restant de notre vie d'étudiants.
Fini mon bel inerne qui vous fait aimer l'insuline, à côté de qui tous les Georges Clooney et autres Docteurs Mamour peuvent aller se rhabiller direct.
Fini le Catala eméché qui nous traitait de petits cons, la prof de bioch frigide qui nous disait que nous étions pathétiques, le chef d'Epsilon qu'un attardé mental serait venu à bout du sujet de physique de l'année dernière, et autres petites piques assassines qui font le charme de cette année...
"Tu vois tes chaussures, c'est des bottines, et quand elles sont vieilles, ça devient des laidetines, leptine quoi !"
2100 vies sont maintenant suspendues à ce verdict, cette horrible barre injuste, arbitraire, derrière laquelle il est si facile de reculer à cause d'une petite bétise (confondre l'alpha ceto glutarate deshydrogénase avec la succinyl coa deshydrogenase par exemple ? Pauvre de moi !)
Dans le meilleur des cas, fini pour 2 ans la Pitié Salpétrière, le boulevard de l'hopital, les scooters des "chirurgiens de l'espoir", les allées ou se croisent patients et visiteurs, platres, larmes, inquiétudes...
"Tu connais les poissons pénis ? Bon, ben moi je crois que c'est trop facile de se retrancher derrière ses problèmes familiaux quand on a échoué, parce que tout le monde traine son poisson pénis, alors soit tu avance avec, soit tu te laisse bouffer de l'intérieur, et tu pleure sur ton sort parce que ton poisson pénis t'a empéché de réussir."
Je veux juste que tout ça soit un commencement et pas une fin, je veux retourner à Villepinte dans 5 ans, passer mon ECN, je veux étudier les furoncles, la syphillis, le lupus, la cardio, je veux aller animer à l'hopital l'année prochaine, à défaut de réanimer...
Après 2 ans, je pensais pas que ça aurait une fin, mon arrivée à 9h02 à la BU, ma place à coté du rayon "anatomie", ma chaise en bois qui faisait mal aux fesses, Un bonjour, un sourire, un chignon, une barrette et la journée commençait...
Fini les cours, palpitants ou desespérants de chiantitude, fini Masliah, Vitte, Damsin, Germain, Touitou, Peticlerc, Aurengo, Régina, et tous les autres que je n'ai pas beaucoup vu mais dont les cours ont occupés mes pensées toute l'année.
Plus jamais on ne vivra cette année si particulière, médicale sans l'être, pleine de rigueur mais vide de sthétoscopes, où ECG rime avec "mais qu'est ce que c'est ?"...
"Mais Monsieur, ça voudrait dire que le coeur est dans le poumon ?"
Ce fut fort, ce fut intense, ce fut décourageant, mais ce fut une expérience riche, un changement profond, qui nous aura marqué je pense pour le restant de notre vie d'étudiants.
Fini mon bel inerne qui vous fait aimer l'insuline, à côté de qui tous les Georges Clooney et autres Docteurs Mamour peuvent aller se rhabiller direct.
Fini le Catala eméché qui nous traitait de petits cons, la prof de bioch frigide qui nous disait que nous étions pathétiques, le chef d'Epsilon qu'un attardé mental serait venu à bout du sujet de physique de l'année dernière, et autres petites piques assassines qui font le charme de cette année...
"Tu vois tes chaussures, c'est des bottines, et quand elles sont vieilles, ça devient des laidetines, leptine quoi !"
2100 vies sont maintenant suspendues à ce verdict, cette horrible barre injuste, arbitraire, derrière laquelle il est si facile de reculer à cause d'une petite bétise (confondre l'alpha ceto glutarate deshydrogénase avec la succinyl coa deshydrogenase par exemple ? Pauvre de moi !)
Dans le meilleur des cas, fini pour 2 ans la Pitié Salpétrière, le boulevard de l'hopital, les scooters des "chirurgiens de l'espoir", les allées ou se croisent patients et visiteurs, platres, larmes, inquiétudes...
"Tu connais les poissons pénis ? Bon, ben moi je crois que c'est trop facile de se retrancher derrière ses problèmes familiaux quand on a échoué, parce que tout le monde traine son poisson pénis, alors soit tu avance avec, soit tu te laisse bouffer de l'intérieur, et tu pleure sur ton sort parce que ton poisson pénis t'a empéché de réussir."
Je veux juste que tout ça soit un commencement et pas une fin, je veux retourner à Villepinte dans 5 ans, passer mon ECN, je veux étudier les furoncles, la syphillis, le lupus, la cardio, je veux aller animer à l'hopital l'année prochaine, à défaut de réanimer...